Scofa une patisserie fabriquée par les soeurs du Carmel de Lisieux
 

 

La place du travail au cœur d'une vie de prière

 

Livres décousus ou en mauvais état, revues éparpillées ou correspondance amoureuse que l'on souhaite garder, les carmélites ont des doigts de fée pour relier et réparer.

« Il faut travailler pour gagner sa vie », commence la sœur responsable en préambule. « Nous n'échappons pas à cette réalité. Nous sommes moniales, notre vie est consacrée à la prière, mais notre règle ne nous empêche pas de travailler, bien au contraire... Que celui qui ne travaille pas ne mange pas. »

 

Ainsi, en clôture, à l'abri des hauts murs du monastère, les vingt-quatre sœurs carmélites de Lisieux, dont quatre novices et professes connaissent aussi l'atelier, les devis, les délais et les factures... « Nos activités doivent, en revanche, ne pas être en contradiction avec la pratique de la prière et de l'oraison et pouvoir être réalisées à l'intérieur du monastère. »

 

A la fabrication de scapulaires, c'est une sorte de petit carré de tissu qui est porté comme une médaille, de chapelets, de dizainiers, se sont ajoutés la fabrication de signets avec cuir pour les livres, d'abat-jour et de bougies enrichis de fleurs du jardin et depuis deux ans, sous l'impulsion des nouvelles sœurs, d'un atelier de reliure.

 

 

« En fait, l'atelier de reliure existait depuis longtemps, mais faute de combattantes, il s'était arrêté il y a une dizaine d'années, raconte une sœur de l'atelier. Nous avions tout le matériel, alors nous nous sommes formées. »

 

Installé dans la partie ancienne du monastère, - celle où vécut Thérèse -, l'atelier s'est alors remis à vivre.« La reliure demande d'être méticuleuse, patiente, d'avoir l'amour du travail bien fait, constate la carmélite, devenue, un peu malgré elle, le chef d'atelier. Chaque sœur travaille à la tâche qui lui convient le mieux. »

 

La carmélite répare les ouvrages les plus abîmés, avec une patience de « chirurgienne » « J'aime les livres. Maman m'a toujours appris a en prendre soin. Leur donner une nouvelle vie est extraordinaire. »

 

Revues, registres de paroisses ou de communes, réparation et reliure d'ouvrages, les commandes sont multiples et variées. La plus « touchante » qu'elles aient eue à réaliser : « Celle de deux fiancés, qui à l'occasion de leur mariage ont souhaité relier leur correspondance amoureuse. »

 

Atelier de reliure du carmel de Lisieux, tél. 02 31 62 90 46 ; entre 30 € et 90 € en fonction du travail à fournir, délai selon le planning de l'atelier.

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